l’amour dans un paysage triste

en soyant incapables lorsque nous aimons d’agir en dignes predecesseurs de l’etre que nous serons, comment pourrions nous imaginer l’etat d’esprit d’une personne a qui meme si nous savions que nous lui sommes indifferents, nous l’avons perpetuellement utilisé pour tenir nos reveries, pour nous bercer d’un joli songe ou nous consoler d’un chagrin. devant ses actions, nous sommes aussi desorientés que le pouvaient etre devant les phenomenes de la nature, les premiers physiciens avant que la science fut constituée et eut mis un peu de lumiere dans l’inconnu. ou pire encore, comme un etre qui dans son esprit le principe de causalité existe a peine, et ne serait pas capable d’etablir un lien entre un phenomene et un autre et qui devant le spectacle de la vie est incertain comme un reve. mais comment sortir de l’incoherence, comment trouver des causes. en tachant d’etre objectif et en tenant bien compte que il faut pas ometre des desproportions qui peuvent risquer de prendre une simple amabilité en nuance pour un aveu passionné, une demarche de notre part pour le simple et gracieux mouvement qui nous dirige vers de beaux yeux. aussi existe t il l’exces contraire, ou on aurait vu dans l’arrivée inexacte de la personne attendue, un mouvement de mauvaise humeur, ou une hostilité irremediable. en tachant de trouver entre ces deux optiques celle qui donnerait la vision juste des choses, les calculs deviennent confuses et le bonheur imaginaire. au mois, la vision de la construction de ces pensées nous aident a supporter l’ecroulement du bonheur reel. pour ceux qui ne nous aiment pas, comme pour les disparus, savoir qu’on n’a plus rien a esperer n’empeche pas de continuer a attendre. des meres dont le fils est parti en mer pour une exploration dangereuse se figurent a toute minute que la certitude qu’il a péri est acquise depuis longtemps, mais aussi qu’il va entrer miraculeusement sauvé. et cette attente, selon la force du souvenir et la résistance des organes soit les aide a traverser les années au bout desquelles elles supporteront que leur fils ne soient plus, d’oublier peu a peu, ou bien les fait mourir

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This entry was posted by Tournapin.

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