choix et intuition

on va feindre pour un instant que nous ne connaissions rien des theories de la matiere et de l’esprit, aucune assertion sur la idealité ou la realité du monde exterieur. nous voici donc en presence d’images, au sens le plus vague ou l’on puisse prendre ce mot, images percues quand on ouvre nos sens, inapercues quand on les ferme. toutes ces images agissent et reagissent les unes sur les autres dans toutes leurs parties elementaires suivant des lois constantes, ces lois s’appellent les lois de la nature, et comme la science parfaite de ces lois permet le calcul et la prevision de ce qui se passerá dans chacune de ces images, l’avenir de ces images doit être contenu dans leur présent et n’y rien ajouter de nouveau. pourtant il en est une qui tranche sur toutes les autres en ce que on la connait pas seulement du dehors par des perceptions, mais aussi du dedans a travers des affections: cest notre corps. en examinant les conditions ou ces affections se produisent on trouve qu’elles viennent toujours s’intercaler entre les ebranlements qu’on recoit du dehors et des mouvements qu’on va executer, comme si elles voulaient exercer une influence mal déterminée sur la démarche finale. en passant ces diverses affections en revue il semble que chacune d’elles contient une invitation a agir, avec, en meme temps, l’autorisation d’attendre et meme de rien faire. en regardant de plus pres on decouvre des mouvements commencés, mais non pas executés, l’indication d’une decision plus ou moins prise. en comparant nos souvenirs on se rappelle que partout, dans le monde organisé on voit cette meme sensibilité apparaitre au moment ou la nature, ayant conferé a l’etre vivant sa faculté d’agir dans l’espace, signale a ces etres, par la sensation, les dangers generaux qui constantement la menacent. on interrogue finalement notre conscience sur le role qu’elle s’attribue dans nos affections, elle repond qu’elle assiste sous forme de sensation ou sentiment a toutes les démarches dont on croit prendre l’initiative, et qu’elle s’éclipse au contraire des que notre activité, devenant automatique, declare ainsi n’avoir plus besoin d’elle. dans cet ensemble d’images qu’on appelle l’univers rien se produit que par le choix ou par l’intuition

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