regarer la ville de loin

c’est le trottoir avec tous ses arbres rabougris. Des mâles égrillards, des femmes enceintes, un orgue inconsolable ululant ses complaintes, les fiacres, les journaux, la réclame et les cris. Et devant les cafés où des hommes flétris d’un oeil vide et muet contemplaient leurs absinthes le troupeau des luxuriant défile lèvres peintes tarifant leurs appas de houris. Et la terre toujours s’enfonce aux steppes vastes, toujours, et dans mille ans Paris ne sera plus qu’un désert où viendront des troupeaux inconnus. Pourtant vous rêverez toujours, étoiles chastes, mais toi tu seras loin alors, terrestre îlot, toujours roulant, toujours poussant ton vieux sanglot

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This entry was posted by Tournapin.

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