sentiments qui grimpent

oh splendeur de la chair, oh splendeur idéale, oh renouveau d’amour, aurore triomphale où, courbant à leurs pieds les Dieux et les Héros, Kallipyge la blanche et le petit Éros effleureront, couverts de la neige des roses, les femmes et les fleurs sous leurs beaux pieds écloses. Oh grande Ariadné, qui jettes tes sanglots sur la rive, en voyant fuir là-bas sur les flots, blanche sous le soleil, la voile de Thésée, oh douce vierge enfant qu’une nuit a brisée, tais-toi, sur son char d’or brodé de noirs raisins, Lysios, promené dans les champs Phrygiens, par les tigres lascifs et les panthères rousses, le long des fleuves bleus rougit les sombres mousses. Zeus, Taureau, sur son cou berce comme une enfant le corps nu d’Europé, qui jette son bras blanc au cou nerveux du Dieu frissonnant dans la vague. il tourne lentement vers elle son oeil vague; elle, laisse traîner sa pâle joue en fleur, au front de Zeus; ses yeux sont fermés; elle meurt dans un divin baiser, et le flot qui murmure de son écume d’or fleurit sa chevelure. Entre le laurier-rose et le lotus jaseur glisse amoureusement le grand Cygne rêveur embrassant la Léda des blancheurs de son aile. Et tandis que Cypris passe, étrangement belle, et, cambrant les rondeurs splendides de ses reins, etale fièrement l’or de ses larges seins, et son ventre neigeux brodé de mousse noire, Héraclès, le Dompteur, qui, comme d’une gloire, fort, sens son vaste corps de la peau du lion, s’avance, front terrible et doux, à l’horizon

Advertisements
This entry was posted by Tournapin.

What do you think?

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s

%d bloggers like this: