les sommets des sommets

la terre nous en apprend beaucoup plus sur nous que les livres. Parce qu’elle nous résiste. L’homme se découvre quand il se mesure avec les obstacles. Mais, pour les atteindre, il lui faut un outil. Le paysan, dans son labour, arrache peu à peu quelques secrets à la nature, et la vérité qu’il dégage est universelle. De même l’avion, l’outil des lignes aériennes, mêle l’homme à tous les vieux problèmes. Dehors nous on trouve un element qui nous encercle et qui barre la piste, le firmament, étoiles, les rares lumières éparses dans la plaine. Elles signalaient, dans cet océan de ténèbres, le miracle d’une conscience. Et nous dans ce contexte, on lisait, on réfléchissait, on poursuivait des confidences. Dans cet autre, peut-être, on cherchait à sonder l’espace, on s’usait en calculs sur la nébuleuse d’Andromède. Là on aimait. De loin en loin luisaient ces feux dans la campagne qui réclamaient leur nourriture. Jusqu’aux plus discrets, celui du charpentier, de l’instituteur, du poete. Mais parmi ces étoiles vivantes, combien de fenêtres fermées, combien d’étoiles éteintes, combien d’hommes endormis. Il faut bien essayer de se rejoindre. Il faut bien essayer de communiquer avec quelques-uns de ces feux qui brûlent si loin dans la campagne.

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This entry was posted by Tournapin.

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