sur la façon dont on perçoit

Le monde exteriour donne à penser. Mais qu’est-ce que cela veut dire? D’une certaine façon, notre investigation de la structure du monde exterieur n’a pas facilité les choses: si le monde exterieur ne donne son sens d’aucune autre façon que dans l’élan et la transparence même de sa visée, si le symbole ne peut être traduit, bref si le symbole résiste à toute exégèse allégorisante, alors on dirait que il ne donne plus du tout à penser; il est plutôt la stupeur de la pensée. C’est en effet à cet niveau de la pensée que l’interprétation des mythes paraît conduire. Mon problème est donc celui-ci: comment peut-on penser à partir du ce monde exterieur sans retourner à la vieille interprétation allégorisante? Comment dégager du symbole un changement qui mette en mouvement la pensée sans que ce soit l’altérité d’un sens déjà là, caché, dissimulé, recouvert? Je voudrais essayer une autre voie qui serait celle d’une interprétation créatrice, d’une interprétation qui respecte l’énigme originelle du universe, qui se laisse enseigner par lui, mais qui, à partir de là, promeuve et forme le sens, dans la pleine responsabilité d’une pensée autonome. Vous voyez: c’est le problème de savoir comment une pensée peut être à la fois  liée  et  libre,  comment l’immédiateté du monde exterieur et la médiation de la pensée tiennent ensemble.

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This entry was posted by Tournapin.

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